Les receveurs généraux du clergé de France aux XVIe et XVIIe siècles

par Claude Michaud

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Pierre Goubert.

Soutenue en 1987

à Paris 1 .


  • Résumé

    Le receveur general du clerge de france etait place au sommet de la pyramide financiere de l'ordre, mise en place a partir de 1561, pour assurer la participation reguliere de l'ordre aux depenses de la monarchie. Charge initialement de la collecte sur les beneficiers, des decimes qui servaient a payer les interets de la dette publique, il eut bientot en charge les nombreuses alienations du patrimoine ecclesiastique sous les derniers valois. Choisi par le clerge dans la riche bourgeoisie, il devait etre a la fois un fidele fonctionnaire du clerge, une caution sure pour les rentiers parisiens, l'homme du roi enfin, sur qui le souverain pouvait compter. Concilier ces trois roles n'alla pas sans heurts. Si au xviie siecle le poids relatif de la contribution du clerge au budget du royaume diminua, son volume absolu alla croissant. Ce furent desormais les dons gratuits accordes par les assemblees quinquennales du clerge qui requerirent les soins du receveur. Leur collecte fut particulierement difficile pendant les guerres de trente ans et de succession d'espagne. Pour faire face aux depenses, le clerge dut creer des offices provinciaux parasitaires, puis emettre ses propres rentes. Grace a une rationalite accrue, prevision des depenses internes, plans d'extinction de la dette, rachat des impots nouveaux, capitation et dixieme, l'institution traversa sans grand dommage les dernieres annees du regne de louis xiv. Les differents titulaires de la recette du clerge, une des toutes premieres charges de finance du royaume, furent d'opulents financiers. Leur fortune est moins due a leurs gages qu'aux interets des avances qu'ils consentaient au clerge, donc au roi. Ils furent d'importants bailleurs de fonds pour la riche clientele aristocratique. Ils investirent classiquement dans les offices, les rentes, les biens fonciers et immobiliers. Tout les rattache au monde des gens d'argent, si necessaires au fonctionnement du systeme fiscal de la monarchie.


  • Résumé

    The collector general of the french clergy was placed at the top of the financial pyramid of the whole order which was set up in 1561 to guarantee a regular participation on the part of the clergy to the expenditure of the monarchy. Initially in charge of collecting from the beneficiaries the "decimes" that were used for paying the interests of the national debt, he soon found himself in charge of the numerous disposals of ecclesiastical property under the last valois. Choosen by the clergy among the wealthy bourgeoisie, he had to be at the same time a faithfull servant of the church, a sound guarantee for the paris "rentiers" and had also to be the king's man, someone om whom the sovereign could rely. Associating those three roles proved to be far from easy. If in the xviith century the relative weight of the contribution from the clergy to the royal budget declined, it nevertheless kept increasing in absolute terms. Form then on the voluntary gifts become the main concern of the collector general. Collecting those was a particularly difficult task during the thirty years and the spanish succession wars. To meet the expenditure involved, the clergy had first to create parasitic provincial offices, then to issue its own bonds. Thanks to an increasingly rational approach, which meant planning the internal expenditures, the extinction of the debt and the redemption of the new taxes, poll tax and "dixieme", the institution went throught the last years of louis xiv's reign without too much dammage. The different holders of the collector's office, one the most prominent financial office of the realm, were all wealthy financiers. Their fortune was due not so much to their wages as to the interests from the advances they granted to the clergy, hence to the king. They were important money-lenders to the rich aristocratic clients. They practised classic investments in offices, bonds, land and real estates. They belonged in every way to the world of finance so necessary for the smooth running of the tax

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  • Détails : 3 vol. (1096 f.)
  • Annexes : Bibliogr. Notes bibliogr

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  • Bibliothèque : Bibliothèque Diderot LARHRA (Lyon).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 1987 MIC (1-3)
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