Devenir curé dans le diocèse du Mans au dix-huitième siècle

par Alex Poyer

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de François Lebrun.

Soutenue en 1986

à Rennes 2 .


  • Résumé

    Apres l'étude des conditions d'accès aux divers stades de la tonsure à la prêtrise qui révèle une bonne observance des textes et règlements, suit l'évocation précise du cursus scolaire emprunté par les jeunes impétrants des petites écoles aux classes de théologie des séminaires et universités. Une quantification du recrutement aboutit ensuite à un bilan mitigé : autosuffisance du diocèse sur l'ensemble de la période avec une évolution défavorable(baisse de 35%). Meme conclusion mitigée quant à la répartition géographique des vocations avec l'émergence de zones excédentaires -ville du Mans et doyenne de Domfront, toutes deux dotées d'un séminaire et de régions déficitaires, au sud-ouest et surtout au sud-est. Globalement le recrutement urbain reste majoritaire ; il n'y a pas ruralisation. Le profil social est classique pour l'époque : forte proportion de fils de marchands, représentation plus faible du monde agricole et relais en partie assuré, en cours de siècle, par les artisans et simples agriculteurs à la suite de la diminution des vocations parmi les " élites ". Au-delà de la prêtrise, que n'atteignent pas un quart des tonsures, la cure est difficile à obtenir : vers 1780, moment le plus favorable, seulement un prêtre sur deux y réussit. Pour les " élus ", la dure de probation est d'environ dix ans occupés aux fonctions subalternes de chapelains, d'habitués ou, pour la plupart de vicaires. Les prêtres originaires du Mans, les gradués, les prieurs-curés sont favorisés : ils sont nommés plus souvent et plus vite. La position sociale influe, mais pas systématiquement, car le système beneficial, fort complexe, permet d'éviter ce travers par les voies de plus en plus utilisées de la permutation et de la résignation. Le corps ecclésiastique apparaît enfin très mobile du fait du pourcentage élève de jeunes clercs s'expatriant pour leurs études, à partir de la philosophie - vers Angers et Paris surtout -, des distances souvent importantes pour l'époque entre lieu d'origine et lieu d'exercice, et de la part du clergé étranger pénétrant dans le diocèse-environ 11% des cures et vicaires-, part d'ailleurs contrebalance par celle des manceaux expatriés


  • Résumé

    First, the study of the conditions which lead to the orders, from tonsure to priesthood, shows a good observance of the statutes. Then the attendance at school from primary school to divinity classes in seminaries or universities is evoked. The quantification of the recruitment leads to a mitigated evaluation: the diocese provides for itself during the whole period but with an unfavourable evolution (fall of 35 percent). The geography of the recruitment leads to the same mitigated inference: two ecclesiastical "reservoirs" (city of Le Mans and deanery of Domfront) are opposed to ecclesiastical "deserts" in the south west and above all in the south east. The clergy originated in towns is always preponderant. There is no increase in the rural recruitment. The social origins of the secular clergy have nothing exceptional for the eighteenth century: large proportion of merchants' sons, lower proportion in peasantry, coming in of people belonging to lower social categories (sons of artisans, small peasants and day labourers) in the place of the notables. After the priesthood, that not even a quarter of the tonsured reach, the "cure" is difficult to gain: around 1780, the best period, only half of the priests succeed. The probationary period is of about ten years for the "elus", who during that time occupy minor charges such as chaplains, "habitués" or "vicarious" for most of them. The priests born in Le Mans, the graduates, the "prieurs-cures" are favoured: they are appointed faster and more often. The social origin has an influence but not systematically, because the very intricate benefice system allows avoiding this drawback, through permutation and resignation, which are more and more used. At last the clergy is very mobile because of the high percentage of young clerics going away for their studies, the great distance between the place of birth

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  • Détails : 1 vol. (369 f.)

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  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TR RENNES 1986/16
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