Régénération des axones des neurones cortico-spinaux et spinaux du rat adulte dans des autogreffons de nerf périphérique

par Seyed-Yousef Davarpanah

Thèse de doctorat en Sciences biologiques

Sous la direction de Jean-Claude Horvat.

Soutenue en 1986

à Paris 11 , en partenariat avec Université de Paris-Sud. Faculté des Sciences d'Orsay (Essonne) (autre partenaire) .

Le jury était composé de Jean-Claude Horvat, André Beaumont, Jean-Claude Mira.


  • Résumé

    Chez les Mammifères adultes, différents types de neurones du Système Nerveux Central ou Périphérique, dont les prolongements axoplasmiques ont été endommagés dans le cerveau ou dans la moelle épinière, peuvent régénérer de long axones dans des greffons de nerfs périphériques implantés dans ces centres nerveux. L’une des conditions de cette repousse axonale est la proximité des corps cellulaires neuronaux avec le site de lésion et de greffe. Le fait que les axones des faisceaux corticospinaux paraissent incapables de repousser dans des greffons de nerfs périphériques insérés dans la moelle épinière peut être directement lié à cette condition, ou bien résulter d’une incapacité propre du neurone corticospinal adulte à reformer un nouvel axone. A cet égard, si des neurones localisés dans les différentes couches du cortex moteur sont capables de régénérer leurs axones dans des nerfs implantés dans ce cortex, l’identification certaine, dans cette large population neuronale, des seuls neurones corticospinaux (NCS) est cependant relativement malaisée. Dans la présente expérimentation, des autogreffons de nerf péronéal ont été transplantés soit dans le cortex moteur, soit dans la moelle épinière. En outre, divers types de « conditionnement » visant à stimuler la repousse des axones corticospinaux ont été effectués (lésion corticale et/ou section concomitante ou différée des faisceaux corticospinaux). La participation de divers types de neurones du cortex moteur (plus particulièrement les NCS) et de la moelle épinière, à la réinnervation des greffons, a été établie par des méthodes de marquages neuroanatomiques à l’aide de marqueurs enzymatiques tels que la peroxydase du raifort, ou fluorescents, tels que le Fast Blue et le Nuclear Yellow, utilisés simultanément ou de façon différée. Les résultats essentiels de notre expérimentation peuvent être ainsi résumés : 1/ - Les NCS du Rat peuvent faire repousser des prolongements axoplasmiques dans des greffons de nerfs périphériques insérés près de leurs corps cellulaires. 2/ - Cette repousse axonale doit être attribuée, avec une plus grande probabilité, à un processus de régénération terminale à partir de NCS axotomisés plutôt qu'à un « Sprouting » collatéral à partir de NCS voisins intacts. 3/ - Les NCS axotomisés dans la moelle épinière paraissent incapables de faire régénérer leurs axones dans des greffons insérés dans le site lésionnel, éloigné de leurs corps cellulaires. 4/ - Par contre, des neurones médullaires intrinsèques, dont les corps cellulaires sont localisés dans la plupart des lames de la substance grise de la moelle épinière, sont capables de faire repousser des axones dans ces mêmes greffons, insérés près de leurs corps cellulaires. Le nombre de neurones marqués diminue cependant assez rapidement avec la distance du site lésionnel au corps cellulaire neuronal. 5/ - Toutes les tentatives de « Conditionnement » des NCS, par des lésions concomitantes ou différées, effectuées à différents niveaux, sont restées infructueuses. A l'instar d'autres types de neurones du Système Nerveux Central du Rat adulte, la régénération axonale des NCS n'est donc possible que si une axotomie est réalisée à proximité de leurs corps cellulaires, en l’occurrence directement dans le cortex moteur. Une explication plausible de cette observation fondamentale serait la nécessité, pour le soma neuronal, de recevoir des signaux moléculaires provenant du site lésionnel, dans un délai critique. Cette activation est nécessaire mais non suffisante, l’élongation de l'axone n’étant possible qu'en présence des composants non neuronaux des nerfs périphériques. La connaissance des mécanismes moléculaires sont à la base des phénomènes cellulaires observés, constitue, à l'évidence, une clef essentielle dans la recherche de techniques visant à réparer des circuits nerveux endommagés.

  • Titre traduit

    Axoral regeneration from corticospinal and spinal nervous of the adult rat in peripheral nerve grafts


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Informations

  • Détails : 1 vol. (70 f.-[61] p. de pl.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 62-70

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 0g ORSAY(1986)324
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