Étude génétique, cytologique et physiologique de différentes stérilités mâle géniques et cytoplasmique chez Phaseolus vulgaris L

par Joseph Martin Bell

Thèse de doctorat en Sciences de la vie

Sous la direction de Hubert Bannerot.

Soutenue en 1986

à Paris 11 , en partenariat avec Université de Paris-Sud. Faculté des Sciences d'Orsay (Essonne) (autre partenaire) .

Le président du jury était Yves Demarly.

Le jury était composé de Hubert Bannerot, Yves Demarly, Sadi Essad, Georges Ducreux.

Les rapporteurs étaient Sadi Essad, Georges Ducreux.


  • Résumé

    La stérilité mâle est utilisée en amélioration des plantes pour faciliter les opérations de croisements contrôlés. Une revue bibliographique générale de la stérilité mâle et de son utilisation en amélioration des plantes est présentée. Trois cas de stérilité mâle chez Phaseolus vulgaris ont été étudiés. Le premier cas apparu spontanément dans une population de l'espèce Phaseolus vulgaris est gouverné par un gène dominant. Son action se traduit par un arrêt de la microsporogenèse juste après la phase tétrade conduisant à une absence de pollen sur le stigmate des plantes mâle stériles à l'anthèse. Elle ne semble avoir aucune incidence sur la mégasporogenèse. Le deuxième cas est une stérilité mâle monogénique récessive. Elle est interprétée comme le transfert d'un gène de Phaseolus coccineus dans l'espèce Ph. Vulgaris après croisement interpsécifique. L'action de ce gène, sous contrôle sporophytique, se traduit par l'arrêt de la croissance du tube pollinique à l'intérieur du style. Le troisième cas est une stérilité mâle cytoplasmique issue d'hybridation interspécifique entre Ph. Vulgaris et Ph. Coccineus, donneuse du cytoplasme. Cytologiquement, elle se caractérise par l'absence de dissociation des 4 microspores issues d'une cellule mère de pollen suivi d'une dégénérescence progressive au cours de la maturation pollinique. Sur ce cytoplasme, une fertilité normale doit correspondre à une libération des microspores après la phase tétrade. Ce caractère est contrôlé par un gène récessif du Ph. Vulgaris. Un système dominant de restauration a été trouvé chez Ph. Coccineus. Ces stérilités permettent aux sélectionneurs de haricot de maitriser les opérations de croisements. Les deux premières sont plutôt destinées à des brassages génétiques, la troisième peut servir pour créer des variétés hybrides F1 chez Phaseolus vulgaris.

  • Titre traduit

    Genetic, cytological and physiological study of differents genic and cytoplasmic male sterilities in Phaseolus vulgaris l


  • Résumé

    Male sterility is used in plant breeding to facilitate controlled cross-pollinations. A general review of this character and its use in plant breeding is presented. Three cases of male sterility from Phaseolus vulgaris were studied. The first case occurred spontaneously in a population of Ph. Vulgaris. It was controlled by a single dominant gene. Its action was expressed by a microsporogenesis breakdown just after the tetrad phase, resulting in absence of pollen on the stigma of the male sterile plant at anthesis. This gene did not seem to have any effect on megasporogenesis. In the second case, male sterility was controlled by a single recessive gene. It was interpreted as resulting from transfer of specific gene of Ph. Coccineus in Phaseolus vulgaris after interspecific hybridization. The effects of this gene, controlled by the sporophyte, was expressed by the break­down of growth of the pollen tube inside the style. In the third case, a cytoplasmic male sterility was derived from interspecific hybridization between Ph. Coccineus (as the donor of the cytoplasm) and Ph. Vulgaris. Cytologically, it was characterized by lack of separation of the four microspores from a pollen mother cell, followed by gradual degenerescence during the pollen maturation. In this case, restored fertility was associated with normal microspore dissociation after tetrad phase. This character was controlled by a single recessive gene in Phaseolus vulgaris. A dominant restoration system was found in Ph. Coccineus. These three cases of male sterility allow bean breeders to master the cross-pollination. The first two are rather suitable for genetic mixing, while the third could be included in breeding programmes of F1 hybrids.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (177 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. [153]-177

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 0g ORSAY(1986)147
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.