Étude de l'existence d'une ligne de transition de phase dans le verre de spin isolant Eu0,4 Sr0,6 S, à partir de mesures dynamiques

par Jean Rajchenbach

Thèse de doctorat en Sciences physiques

Sous la direction de Jacques Badoz.

Soutenue en 1986

à Paris 11 , en partenariat avec Université de Paris-Sud. Faculté des Sciences d'Orsay (Essonne) (autre partenaire) .


  • Résumé

    À partir de la mesure de l'angle de rotation Faraday, nous avons examiné la dynamique de l'aimantation â l'approche de la transition verre de spin sur le composé isolantEu0,4Sr0,6Sr. Nous avons déterminé les lois de variation du temps de relaxation en fonction de la température et du champ magnétique. Une analyse en terme de ralentissement critique rend parfaitement compte de nos résultats expérimentaux, et implique l'existence d'une ligne de transition de phase dans le plan champ-température. Cette ligne de transition, d'équation H0,5 – TC-T, ressemble à celle prévue en champ moyen par De Almeida et Thouless, mais avec un exposant différent. Un faisceau de concordance confirme cette analyse : la température pour laquelle le temps de relaxation diverge correspond à celle du maximum de la susceptibilité statique ; on trouve un temps caractéristique pour le temps de retournement d'un spin qui se compare au temps d'échange, donné par h/kTc.

  • Titre traduit

    Study of the existence of a phase transition line on the insulating spin glass Eu0,4 Sr0,6 S, by means of dynamical measurements


  • Résumé

    By the means of measurements of the angle of Faraday rotation, we probed the kinetics of the magnetization at the approach of the spin-glass transition, on the insulating compound Eu0. 4Sr0. 6S. We determined the laws of variation of the relaxation time versus temperature and magnetic field. An analysis in term of critical slowing dawn is fully consistent with our experimental datas, and implies the existence of a line of phase transition in the field-temperature plane. This transition line looks like the one which was predicted by De Almeida and Thouless in the mean field model, but has a different exponent. Converging agreements susta1n this analysis : the temperature of the divergence of the relaxation time is identical with the temperature of the maximum of the static susceptibility ; the single spin-flip frequency deduced from our measurements in this model compares very well with the exchange frequency, given by kTc/h.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (124 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. [122]-124

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