Les abbayes féminines dans le Nord-Est de la Gaule, du 6ème au 10ème siècle

par Michèle Gaillard

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Pierre Riché.

Soutenue en 1986

à Paris 10 .


  • Résumé

    Cette étude commence au 6ème siècle, car les plus anciennes abbayes féminines connues, dans le nord-est de la Gaule, ont été fondées dans la deuxième moitié de ce siècle. La plupart furent créées dès le 7ème siècle et souvent par des femmes. La personnalité de leur fondatrice et souvent première abbesse fut décisive dans le mode de vie primitif de ces abbayes à tel point qu'il est impossible de définir, avant le 9ème siècle une stricte observance de la règle bénédictine ni même de la règle colombienne. La fortune de ces abbayes a évolué en fonction du devenir politique de la famille des fondateurs. Beaucoup d'entre elles restèrent peu peuplées et peu dotées tandis que d'autres s'élevaient au rang d'abbayes royales. Conçues dès leur fondation comme des refuges de prière à l'abri du monde, elles se trouvèrent souvent à leur insu impliquées dans les querelles politiques du temps. Elles durent aussi lutter pour protéger leur patrimoine. Le concile d’Aix (817) apparait comme une reconnaissance officielle du monachisme féminin car il se préoccupe des règles qui doivent être suivies dans ces monastères. Mais ses décisions sont encore ambiguës : on impose aux moniales le choix entre deux règles écrites pour les hommes et par les hommes, celle de Saint Benoit et celle, adaptée, des chanoines. Le monachisme féminin se trouve des lors déchire entre deux observances qui ne lui permettent pas d'affirmer sa spécificité. Cette étude prend fin au 10ème siècle avant que les grands mouvements de réforme monastique (Cluny) ne viennent bouleverser et restructurer le monachisme.

  • Titre traduit

    Women's abbeys in the North-East of Gaul, from the sixth to the tenth century


  • Résumé

    This study begins at the sixth century because the earliest abbeys in the north-east of Gaul were founded in the second half of this century. Most were established at the seventh century onwards and often by women. The personality of their founders and often first abbes was so decisive in the primitive way of life in these abbeys that it is impossible to detect, before the 9th century a strict observance of the Benedictine rule or even of the S. Colomban's rule. The fortunes of these abbeys evolved in relation to the political future of the founder family. Many remained poor, with few nuns, while others rose to the rank of royal abbeys. They were intended from foundation to be retreats for prayer away from the world but they were often to find themselves involved willy-nilly in the political quarrels of the time. It was also a struggle for them to retain their patrimony. The council of Aix stands out as official recognition of female monasticism, since it dealt with rules which should be followed in these abbeys. But the decisions taken remained ambiguous: it imposed upon nuns the choice between two rules written by men and for men, that of S. Benedictus and that of the canons (adapted). From then onwards, female monasticism is divided between two observances, neither of which enabled to express their true nature. This study ends in the 10th century before the great movements of monastic reform (Cluny) which were to upset and restructure monasticism.

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  • Détails : 1 vol. (115, III, 168 f.)
  • Annexes : Bibliographie vol II p.3-17. Index

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