Le plan de développement triennal au Maroc 1978-1980 : l'abandon de la notion de croissance

par Benaissa el- Ghrasli

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jacques Valier.

Soutenue en 1986

à Paris 10 .


  • Résumé

    Apres plus d'un quart de siècle d'indépendance, le problème du choix de modèle de croissance économique est toujours pose, avec acuité, au Maroc. En effet, depuis 1978, une nouvelle politique économique semble se dessiner dans ce pays : l'application des programmes d'austérité pour trois années successives (78-80), suivie d'une timide tentative de relance (plan 1981-1985), et enfin du "retour" a une politique d'austérité plus violente au cours de ces dernières années, parait marquer une rupture avec le schéma de croissance qui avait prévalu auparavant. Selon ce schéma, les structures de l'économie marocaine avaient été orientées vers ce que l'on appelle le décollage. Or les contradictions du mode d'accumulation prédominant, n'ont pas permis la réalisation d'un tel objectif. De ce fait, les responsables du pays ont été contraints de changer d'orientations économiques. Ce renversement semble être le début d'une période de gel de la notion de croissance, dont le plan dit de pause exprime la stratégie. Cette rupture a été surtout motivée par une profonde crise financière, dès lors, les problèmes qui se posaient étaient : 1, designer les variables qui pourraient assurer le fonctionnement du secteur public. 2, déterminer comment relancer l'investissement prive. Pour retrouver les "équilibres fondamentaux", l'état a procède d'abord à la limitation de tout ce qui est en rapport avec la consommation des ménages. Ensuite, il s'est, peu à peu, désengager des secteurs sociaux. La réintroduction d'une dimension politique n'a été jugée nécessaire que dans l'espoir de légitimer ce désengagement, les mesures du "libéralisme" et la privatisation en cours. Au niveau de l'incitation à l'investissement prive, l'action de l'état s'est caractérisée par le renforcement des mesures existantes. En somme, l'intervention de l'état, à travers sa politique d'austérité, est requise seulement pour son action régulatrice de l'activité économique. Enfin, puisque tout semble indiquer que la politique économique au Maroc est suspendue, et que par ailleurs une sortie nationale de la crise parait fort improbable, une issue globale (dépassant le strict cadre du pays) parait avoir plus de chances d'aboutir, si toutefois la volonté politique le décide ainsi.

  • Titre traduit

    ˜The œtriennial development plan in morocco 1978-1980 the abandonment of the notion of growth


  • Résumé

    After more than 25 years of independence the problem of the selection of the model for economic development still exists with acuteness in morocco. In fact, since 1978 a new economic policy may be noted in this country: first, the application of a program of austerity for 3 successive years (78-80). Then, a very timid boost was given (81-85 plan), and finally the return to a more violent policy of austerity during those last years, which seems to indicate a break with the growing schema previously domineering. According to that schema, the structures of the Moroccan economy were turned to what we might call the "takeoff". Whereas the contradictions of the prevailing mode of accumulation didn't permit that project to be carried out. Therefore the country officials were forced to change the economical tendencies. This reversal seems to be the beginning of a freezing period of the notion of growth, the plan of break expresses the strategy. That break has been justified by a deep financial crisis consequently the problems were: 1) to point out the variables which could maintain the running of the public sector. 2) To fix how to make revive the private investment in order to find again the "basic balance", the state has first conducted a limitation to everything linked with the household consumption. Then, it has freed itself from social sectors. The reintroduction of a political dimension was only needed in the hope of justifying that disengagement, and the under way measures of liberalism and privatization. As for the incitement to private investments the action of state has been characterized by the intensification of the existing measures. In short, the intervention of state, through its policy of austerity, is hold back for its regulating action on the economic activity. At last, as everything seems to indicate that the economic policy in morocco is suspended, that a national solution to the crisis seems very improbable too. A global issue (overpassing the national confines) should lead to a successful conclusion, only if the will of the state makes the decision to.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (254 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.241-249

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