Thèse soutenue

Economie d'endettement et placements des institutions financières structurellement excédentaires en France : de 1971 à 1984

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Auteur / Autrice : Abdelaziz Ghazani
Direction : Françoise Renversez
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance en 1986
Etablissement(s) : Paris 10

Résumé

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Dans le cadre du système financier français il faut noter la singularité des institutions excédentaires. Par leur nombre, ces institutions constitueraient un phénomène marginal, mais par leur taille, elles pèsent d'un poids certain au sein du système financier. Par leurs disponibilités au niveau de la trésorerie, ces institutions constituent une partie de l'offre venant animer les marches financiers et en particulier le marché monétaire. Nous nous consacrons en grande partie à l'étude de la place et des comportements de placement des institutions excédentaires. Les caractéristiques de l'économie d'endettement que nous avons abordées lors de notre première partie éclairent les contraintes auxquelles font face les institutions excédentaires. La place de la banque de France dont les interventions sont nécessaires en tant que ''préteur en dernier ressort contraint'', est déterminante pour les institutions excédentaires sur le marché monétaire. Les emplois de trésorerie de ces institutions sur cette marche visent une rémunération financière afin d'améliorer en premier lieu leur compte d'exploitation. Aussi, les quantités ainsi offertes n'ont qu'un faible impact sur les conditions d'équilibre sur le marché monétaire, notamment en ce qui concerne les taux d'intérêt. Nous avons procède à l'éclatement des institutions financières par rapport aux démarches agrégées, en nous referons à leur situation de trésorerie. Notre recherche à travers la littérature économique nous a conduit à présenter certains modèles rattaches a l'auto-économie (Tobin, Modigliani et Sutch). L'étude des trois institutions structurellement excédentaires (CDC, crédit agricole et sociétés d'assurances) aboutit à deux conclusions importantes. D'une part, il n'y a pas une pleine validation de ces modèles dans le cadre de notre étude. D'autre part, pour ces trois institutions et pour notre période d'études, il existe une hétérogénéité de comportements financiers. Cette dernière conclusion signifie qu'il nous parait difficile, sinon impossible de construire un modèle unique explicatif des comportements de placements des institutions étudiées.