Les physiologies en france au 19e siecle : etude litteraire et stylistique

par Nathalie Preiss

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Madeleine Ambrière.

Soutenue en 1986

à Paris 4 .


  • Résumé

    Dans cette etude litteraire et stylistique des physiologies en france au 19e siecle, il s'agit de mettre a jour, par la methode stylistique concue comme un moyen et non comme une fin, des constantes dans ces etudes de moeurs qui envahissent la capitale et la france de 1840 a 1845 surtout, afin de determiner si l'on a affaire a un veritable genre litteraire. Pour s'inscrire dans la tradition des caracteres de la bruyere et des tableaux de moeurs du 18e siecle, les physiologistes n'en innovent pas moins et, toute physiologie devant etre illustree, ils empruntent a la technique de la caricature et du portrait-charge, inscrivant ainsi deliberement leurs ouvrages dans l'actualite. Aussi, a travers les physiologies apparait l'histoire ou plutot la "petite histoire"vecue et imaginee par le commun, des evenements, des idees et de la litterature d'une epoque. Ce dernier point conduit a envisager la nature du public des physiologies, public culturellement et politiquement marque. En effet, par leur ecriture, les physiologies sont liees aux journaux politiques d'opposition. Mais, a adopter la methode descriptive et classificatrice de la zoologie, nos auteurs s'eloignent des physiologistes scientifiques et des physiologistes sociaux qui, en proposant une vision unitaire de la societe, ebranlent les fondements du regime de juillet. Et c'est par cette vision fragmentaire et fragmentee du reel que les physiologies se constituent en genre. Aussi, lorsque dans la seconde moitie du 19e siecle, une vision toujours plus unitaire des phenomenes s'imposera aux esprits, les physiologies se metamorphoseront-elles et se nieront-elles elles-memes. C'est dans cette perspective que l'on peut s'interroger sur la renaissance d'un genre qui n'est precisement pas un.


  • Résumé

    In this study of les physiologies in france in 19th century, the point is, by means of stylistics, to find constants in these studies of manners which invade paris and france particulary from 1840 to 1845, in order to determine whether les physiologies constitute a literary genre. If the physiologists follow the tradition of la bruyere's caracteres and of the studies of manners of the 18th century, they can also innovate and using the technique of caricature and of"portrait-charge", insert their texts in actuality. So, in les physiologies appears the history of the events, the ideas, the literature of a period, that anybody can experience. This last point induces us to consider the nature of the reading public of les physiologies which is culturally and politically distinguishable. In fact, les physiologies, by their style, are linked to the political newspapers opposed to the july monarchy. But, using the descriptive and classificatory method of zoologists, the physiologists assume a distant position from scientific physiologists and particulary from the social physiologists who want to upset the regime in promoting a unitary view of society. And it is by their fragmentary and fragmented view of reality that les physiologies become a literary genre. So, when in the second part of the 19th century, a more and more unitary view of phenomenons predominate over minds, les physiologies will change and die. It is in this perspective we may question a possible revival today of a genre which is not one.

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