Le décor architectural des stèles funéraires gallo-romaines dans la région Centre de la France

par Anne Cirier

Thèse de doctorat en Art et archéologie

Sous la direction de Jean Marcadé.

Soutenue en 1986

à Paris 1 .


  • Résumé

    La région du centre a été, à l'époque gallo-romaine, un centre d'art funéraire très actif, comme en témoignent les nombreux monuments découverts sur les sites de bourges, de Saint-Ambroix et d'alleans, pour les plus importants, que nous avons étudiés. Notre recherche s'est développée en deux étapes: 1) faire le recensement et la classification typologique de toutes les stèles, nous en avons identifié 483 avec les fragments. La forme de leur sommet (triangulaire, rectangulaire, cintre ou autre forme) a été le critère de base de cette classification. Cinq catégories ont été déterminées. Chacune d'elles comporte des subdivisions pour mettre en évidence des distinctions plus fines. Cette méthode a permis d'ordonner une production assez vaste et d'établir les bases nécessaires à la poursuite de cette étude, et a toute étude ultérieure dans ce domaine. De plus, elle rend possible l'insertion en bonne place de tous les nouveaux monuments dans l'avenir. 2) analyser, au moyen d'études statistiques successives, les différents éléments de la forme et du décor des stèles, pour observer leur répartition selon ces critères ; définir la stèle-type; déterminer les caractères généraux de l'ensemble pour juger de son homogénéité et discerner les codes qui régissent sa fabrication. Les résultats de ces études ponctuelles ont le mérite de déboucher sur des conclusions plus générales : sur la forme, qui révèle la volonté des artisans de représenter à travers ces monuments funéraires une architecture, un temple en réduction principalement, confondu parfois avec la maison. Le décor architectural très développé sur ces édicules ne peut contredire cette intention. Sur le sujet du décor ornant les niches et les tableaux, des personnages (le portrait des défunts), puis des autels et des guirlandes, qui ne sont pas incompatibles avec l'assertion exprimée ci-dessus. Sur les croyances funéraires de la population concernée, d'après les symboles astraux nombreux sur les tympans et sur quelques tableaux des stèles. Grace à l'épigraphie une esquisse de datation peut être proposée (fin du 1er au IIIe siècle environ), assortie d'un schéma de l'évolution des formes des monuments. Enfin, la distinction dans l'organisation du décor et d'ordre stylistique, entre les influences grecque et romaine d'une part, et l'apport local d'autre part, est signalée. Des résultats de cette étude il ressort que, malgré tout, cet ensemble est cohérent.


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Informations

  • Détails : 3 vol. (311 + 85 + 144 f.)
  • Notes : Reproduction non autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 84-85. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : Bibliothèque Pierre Mendès France (Paris).
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  • Cote : R 86 : 100
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