Le tableau, metaphysique de la peinture. I- narcisse, telos de la peinture antique

par Bernard Lafargue

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Clément Rosset.

Soutenue en 1986

à Nice .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Le cadre n'est-il qu'un parergon contingent de la surface peinte et le tableau de chevalet du quattrocento le simple miroir de la montee au pouvoir de la classe marchande, ou bien au contraire la forme symbolique et metaphysique dans et par laquelle la peinture, existant enfin comme art complet, realise et devoile sa veritable essence ? quel est alors le propre de la peinture, la force centrifuge et centripete qui anime et aimante toute poiesis picturale? analysant la loi du developpement de la peinture des tombes de l'ancienne egypte aux portraits romano-egyptiens du fayoum, ce premier tome montrera que la peinture est l'art le plus propre a exprimer le sentiment de l'individualite spirituelle. Toujours, la vie du coloris mine les canons des arts qui pretendent la juguler, annonce bouleversements politiques ou nouvelles visions du monde, comme aimantee par la forme paradigmatique du tableau qui naitra lors de la guerre du peloponnese qui exacerbe l'individualisme prone par les sophistes, sous les pinceaux des peintres grecs de la deuxieme moitie du cinquieme siecle avant jesus-christ. Platon, le premier, voit dans le tableau le katoptron de l'individualite, qui pense la peinture a partir de la philosophie de protagoras et chasse de la cite le peintre doxocalos avec le sophiste doxomimetos. Que peint donc le peintre? quels jeux de regards du peintre, du modele et du spectateur sont ici patiemment tisses? ne faut-il pas alors voir dans le portrait ou, plus precisement, dans l'autoportrait le centre de la peinture et dans le narcisse de pompei et d'ovide le telos de toute la peinture antique?


  • Résumé

    Is the frame only a contingent parergon of the painted surface, and the painting on easel of the quattrocento the mere reflection of the rising power of the merchant class, or else, on the opposite, the opposite, the symbolical and metaphysical shape in which and through which painting, finally coming into being as a complete art, fulfils and unveils its true essence? what then is the nature of painting, the centrifugal and centripetal force that gives life and magnetizes all pictorial poiesis? through an analysis of the laws of the development of painting, from the tombs of ancien aegypt to the roman-aegyptian portraits from fayoum, this first volume will show that painting is the most adequatte art to express the feeling of spiritual individuality. Colouring will always undermine the rules of the arts that try to jugulate it, announce political upheavals or new visions of the world, as if magnetized by the paradigmatic shape of the painting that will come to life during the peloponnesian war, which exacerbates the individualism praised by the sophists, through the brushes of the greek painters of the second half of the fifth century before christ. Plato, who thinks of painting in terms of the philosophy of protagoras, is the first to see in it the katoptron of individuality, and therefore bans from the city both doxocalos painter and sophist doxomimetos. What then does the painter paint? what visions from painter, model and spectator are here patiently interwoven? therefore shouldn't one see in the portrait, or, more precisely, in self portrait, the core of painting and in the narcissus in pompei and in ovide the telos of all ancient painting?

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