Euripide et la societe athenienne de son temps

par GINETTE GOLBERY PAULIAT GOLBERY

Thèse de doctorat en Études grecques

Sous la direction de J-PIERRE LEVET.

Soutenue en 1986

à Limoges .

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  • Résumé

    Trois aspects de la societe athenienne ont ete choisis pour l'interet qu'ils presentent dans le theatre d'euripide : l'esclavage, l'argent, les femmes. Sur ces trois points, la pensee d'euripide se montre originale, parfois prophetique, toujours inquiete ou nuancee dans sa fermete. Euripide, sensible a l'etat de dependance de l'esclave, souligne le rapport entre l'esclavage, donnee sociale et economique, et l'esclavage de l'homme soumis a ses passions. Il est attache a l'idee d'egalite naturelle , plus que ne seront platon et surtout aristote. Euripide, vivant a une epoque ou l'argent prend une importance croissante, etudie son role dans la cite. La psychologie du riche est chez lui originale : l'argent ne va pas de pair avec la vertu et apporte rarement le bonheur. Il ne donne pas non plus la competence politique, mais, en accordant des loisirs, permet de l'acquerir. C'est ce que pensent les philosophes; aristophane, contempteur d'euripide, fera comme lui le proces de la richesse. Une critique ancienne presente euripide comme un misogyne. Il est vrai qu'il s'est fait l'echo de remarques traditionnelles et malveillantes sur les femmes. Mais il a le merite de chercher la raison de leurs faiblesses. Il etudie le role de la femme dans le couple, son inferiorite sociale, sa dependance par rapport a l'homme, l'humiliation qu'elle subit lorsqu'elle est abandonnee pour une concubine ou une courtisane. Si l'on ajoute son isolement, on comprend que la femme soit naive, superficielle, coquette, malveillante, qu'elle cherche a triompher de ses maux par la ruse et qu'elle fasse trop rarement preuve de ponderation et de sagesse. Euripide la montre en proie aux passions, mais capable de se devouer jusqu'a la mort pour un ideal, plus que ne le ferait un homme. Les veritables heros du theatre euripideen sont des femmes. Les affinites entre les idees d'euripide et celles des philosophes grecs d'une part, celles des philosophes francais du xviiieme siecle, en particulier de rousseau, d'autre part, prouvent la profondeur de la pensee d'un ecrivain dont le pessimisme trouve un echo dans les preoccupations de notre temps.


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